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Partage du dimanche 16 janvier 2011 – Une randonnée avec Abraham…
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Diapo présenté dans les premières minutes du partage; déroulement automatique après avoir cliqué sur le gros triangle…
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Diapo présenté le 9 janvier 2010 – L’espérance…
Déroulement automatique après avoir cliqué sur le gros triangle…
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Prière pour la terre et la conférence climatique à Copenhague
Site officiel de COP15 – Conférence climatique à Copenhague :
http://fr.cop15.dk/
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Résumé de la conférence de Lytta Basset du 21 octobre 2009.
CHRONIQUE D’UNE PEUR SURMONTÉE
Jean 8 « 1 Et Jésus s’en alla au mont des Oliviers. 2 Dès le point du jour, il revint au temple et tout le peuple venait à lui, et, s’étant assis, il les enseignait. 3 Les scribes et les Pharisiens amenèrent alors une femme prise en adultère et l’ayant mise debout au milieu. 4 Ils dire à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère. 5 Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider celles-là. Toi donc, que dis–tu ? » 6 Or, ils disaient cela en le tentant, pour avoir de quoi l’accuser (litt. : de quoi le « catégoriser »). Mais Jésus, ayant incliné la tête vers le bas, écrivait du doigt sur la terre. 7 Mais comme ils continuaient à l’interroger, Jésus leva la tête et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans déviation /égarement/erreur/faute, qu’il jette une pierre le premier sur elle. » 8 Et ayant à nouveau incliné la tête, il écrivait sur la terre. 9 Alors, ayant entendu, ils sortaient un à un, à commencer par les plus âgés, et [Jésus] fut laissé seul, la femme étant au milieu. 10 Ayant levé la tête, Jésus lui dit : « Femme, où sont–ils? Personne ne t’a condamnée/exécutée ? » 11 Elle dit : « Personne, Seigneur », et Jésus dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et à partir de maintenant ne dévie plus/ne t’égare plus/ ne faute plus ! » 12 Jésus, à nouveau, leur adressa la parole : « Moi je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans la ténèbre ; il aura la lumière de la vie. »
Premièrement, arrêtons-nous sur la fameuse expression qu’on entend régulièrement : « moi, je ne juge pas, je constate ». S’exprimer ainsi, c’est pratiquement porter un jugement final, en plus de s’auto-justifier. Faire l’autruche (« moi, je ne vois pas le mal ») n’est pas mieux. Jésus lui-même n’a pas mâché ses mots lorsqu’Il a traité les pharisiens d’hypocrites, etc. Il faut faire attention au laisser-faire pour empêcher les mauvais comportements de continuer, l’injustice par exemple. Mais il faut le faire sans basculer dans le jugement sur ce qu’est la personne à l’intérieur (l’être intérieur) et ne pas stigmatiser les gens (un prisonnier par exemple). Chaque être humain renferme quelque chose de Dieu, qui va au-delà de ce qu’on voit.
Le passage de la femme adultère est une histoire vraie, qui s’est « promené » un peu avant d’aboutir dans Jean 8. L’histoire se déroule pendant la semaine sainte (même si Jean 8 n’est pas chronologiquement lié à la semaine sainte). Ce passage précède Gethsémani (la nuit où Jésus fut arrêté). Il s’agissait fort probablement d’une très jeune femme (adolescente).
Dans son humanité, Jésus a été confronté au jugement des autres. Et le jugement est directement lié à la peur; nous jugeons parce que nous avons peur et/ou nous avons peur du jugement des autres. Lorsqu’il est dit au v. 2 que « tout le peuple venait à lui », les scribes devaient être jaloux de Jésus puisqu’Il menaçait leur autorité, leur place dans la société, ils avaient PEUR. Ils veulent donc se servir de cette femme pour confirmer leur position et éliminer leur peur. En lui demandant au v. 5 « toi, que dis-tu », ils tentent de transférer leur peur sur Jésus. La traduction littérale du grec au v.7 est : « après avoir incliné la tête, Il écrivait de haut en bas ». D’ailleurs, on voit qu’Il n’a pas répondu immédiatement à leur question. Il est allé dans sa solitude par le silence, et probablement un long silence. On peut même supposer qu’Il a constaté son impuissance humaine. Il est intéressant de noter les nombreux points communs entre cette situation et certains évènements de la vie de Jésus, en particulier son arrestation :
- Il a lui-même souvent évité des lapidations
- Il sera aussi arrêté tôt le matin (bien avant que le coq ne chante…)
- Il sera aussi abandonné de tous (ici, où est l’amant de cette femme ?)
- Il sera méprisé (ici, voir v. 5 « celles-là »)
- Il sera traîné devant les autorités
- Il sera aussi condamné par la Loi de Moïse
- Le silence…
- Donc, lorsqu’Il prend la parole, Il ne répond pas par la violence verbale ou de la condescendance. Il accepte même de perdre la face en se taisant et en inclinant la tête. En fait, moi-même, lorsque je doute que je suis enfant de Dieu, j’essaie par mes moyens de prouver ma valeur. Mais lorsque je suis convaincue de cette filialité, je sais résister à la peur et à la tentation de prendre la place de Dieu en jugeant les autres. Il vaut mieux se taire quelquefois. On ne peut pas aimer Dieu et vouloir massacrer son prochain. Jésus était convaincu de son union avec Dieu. C’est pourquoi ce qu’Il écrivait et ce qu’Il a dit par la suite, n’était pas humiliant pour ceux qui le confrontaient. Sa parole n’était pas destructrice. Ce n’était pas une réponse calculée. S’il s’était agit d’une réponse calculée, Il n’aurait pas baissé la tête, Il aurait plutôt observé leurs réactions. Sans les condamner, sans les confronter agressivement, Il leur donne pratiquement la permission de tuer la jeune femme, mais leur demande d’être cohérents avec eux -mêmes. Il n’essaie même pas de mettre Dieu de son côté ni d’imposer son pouvoir. Mais Il les incite à descendre au fond d’eux-mêmes. Il les met face à eux-mêmes.
V. 9 “Puis ils sortirent un à un“. Il s’agissait probablement du cercle, mais petite suggestion d’interprétation : ils sortaient peut-être de leur jugement… Et lorsque Jésus se trouve seul avec la jeune femme, Il lui demande « où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée/exécutée ? » Pourquoi lui demander puisqu’Il le voit bien ? C’est parce qu’Il veut lui faire dire « personne Seigneur » (v. 11) et qu’elle se l’approprie. Et quelle humilité de la part de Jésus de dire « moi non plus, je ne te condamne pas » ; Il se met au même niveau que les autres.
Petite parenthèse : dans la Genèse quand Dieu demande à Adam « où es-tu ? », encore une fois, pourquoi le demander puisqu’Il le sait bien. En fait, Il demandait à Adam et Ève, où est votre identité maintenant ?
Finalement, Jésus ne fait pas l’autruche puisqu’Il recommande à la jeune femme « ne dévie plus/ne t’égare plus/ ne faute plus », i.e. reste unie à Dieu. Et c’est justement le but de ce passage : l’unification, retrouver notre identité, notre unité et prendre nos décisions en conséquence.
La peur nous pousse à juger, pour mettre les autres à distance. Laissons Dieu juger. Lui au moins connaît la complexité de l’être humain et des situations. Jésus lui-même, malgré toutes les occasions qu’Il a eues, n’a jamais pris la place de Dieu. Nous devons laisser les gens face à face avec Dieu.
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